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Daté d'octobre
2005 mais diffusé en décembre, un rapport de l'Inspection générale
de l'éducation nationale nous invite à nous pencher sur
la question de l'enseignement des sciences expérimentales,
de l'histoire et de la géographie au cycle 3 de l'école
primaire.
Prepaclasse.net vous propose par ce petit dossier
non exhaustif , des éléments pour vous approprier
plus aisément ce rapport.
Pour chaque thème principal développé dans
ce document vous trouverez une fiche thématique pointant
les éléments à améliorer, des propositions
de l'inspection générale reprises en synthèse,
des pistes de travail proposées par prepaclasse.net et
des liens que chacun pourra enrichir selon sa situation. [voir tableau
plus bas] Vos
idées et propositions sont bienvenues !
- Comment
recevoir ce rapport ?
En
même temps qu'il trouve sa diffusion sur Internet, ce rapport
rendu public, fait l'objet de commentaires divers.
Dans la presse, au sein de listes de discussion d'enseignants,
dans les salles des maîtres...
Peut être les parents d'élèves s'en feront-ils
l'écho même si les champs disciplinaires concernés
ne leur semblent pas toujours "fondamentaux".
Certaines premières réactions se fondent sur une
lecture sélective du document. Selon les points de vue,
se trouvent mis en relief des aspects positifs mais négatifs
le plus souvent. Ces réactions et leurs présentations
ne favorisent évidemment pas une analyse nuancée
de la question et peuvent accentuer les crispations.
Certains tendent à rejeter en bloc un tel rapport avec
des arguments divers : pour les uns l'inspection générale
méconnaîtrait les réalités du terrain,
pour les autres son rapport ne serait qu'au service de l'institution
(du ministère) et ne pourrait être "objectif".
Il faut dépasser le sentiment de mise en cause personnelle
et adopter une attitude professionnelle face aux constats posés.
Des collègues invoqueront volontiers la liberté
pédagogique. Mais cette liberté réelle pour
les fonctionnaires de cadre A que sont aujourd'hui les professeurs
des écoles, suppose l'exercice de la responsabilité
et du contrôle a posteriori.
Les programmes voulus par le législateur s'imposent à
tous.
Il y a d'ailleurs parfois paradoxe entre l'expression de la liberté
pédagogique et celle d'un sentiment d'abandon exprimé
ici et là : des propositions souvent assez simples à
mettre en oeuvre sont proposées dans le rapport.
Si certaines sont déjà appliquées, c'est
autant d'avancées dans l'application des nouveaux programmes
dont la mise en application reste pour nous un devoir et s'inscrit
dans l'éthique de l'enseignant d'État.
Un tel rapport au delà "des effets de bruit"
devrait susciter divers ajustements sous formes de consignes
ministérielles ou académiques.
La circulaire de rentrée de septembre
2005
pointait
déjà quelques éléments évoqués
dans le rapport : citons pour mémoire la transversalité
de la maîtrise de la langue, la limitation de la photocopie,
la mise en oeuvre du cahier d'expérience en sciences,
le développement des sciences...
Nous verrons
que ce rapport s'il pointe des défaillances, fait des
propositions qui ne s'adressent pas qu'aux seuls enseignants
mais également à la formation initiale et continue,
à la conception des programmes et des documents d'accompagnements,
à l'Édition scolaire...
La
bonne réception d'un tel rapport ne saurait toutefois
être passive. Une attitude professionnelle des enseignants
peut consister à se l'approprier et agir de manière
autonome et responsable pour faire évoluer localement
tel ou tel point.
Comme toujours, il s'agira de dégager des priorités.
Des actions peuvent être envisagées et des échéanciers
fixés pour faire le point. Pour une meilleure cohérence,
si certains éléments peuvent concerner le maître
seul dans sa classe, ce sont les équipes qui peuvent travailler
ensemble et pas seulement au cycle 3. |
Quel est le but d'un
tel rapport ?
L'intérêt
de ce rapport n'est pas seulement de faire le point sur les trois
disciplines que sont les sciences, l'histoire et la géographie
mais également :
- d'analyser
comment se mettent en place les programmes de 2002
- observer
comment se réalise l'approche transversale de la maîtrise
de la langue.
- cette
approche transversale de la maîtrise de la langue qui fait
que lire, dire, écrire doit être une préoccupation
constante dans chaque discipline, est l'un des enjeux fondamentaux
de l'esprit des programmes de 2002.
- Qu'est-ce qu'un rapport
de l'Igen ?
- Il peut être décidé par le ministre ou
décidé par l'Igen elle même .
- Un rapport de l'Igen se construit selon une méthodologie
rigoureuse avec une phase d'enquête, le croisement de données
qualitatives et quantitatives. Il ne s'agit pas seulement d'une
enquête de type sondage mais d'une expertise certes institutionnelle
mais autonome.
- Pour qui ce rapport ?
Le ministre et les concepteurs des programmes ;
les inspections d'académie pour l'élaboration du
plan académique et le plan de formation continue ;
les circonscriptions (animations pédagogiques, actions
de circonscription...) ;
les écoles au moment de la construction du projet d'école
;
les maîtres pour faire évoluer leur pratique soit
individuelle, soit au sein du conseil des maîtres de cycle
;
les IUFM pour la formation initiale ;
les éditeurs de manuels scolaires.
ces fiches pourront s'enrichir
de vos idées et propositions, de vos expériences...
Pour rappel : la lecture détaillée du rapport de
l'IGEN vous donnera bien entendu des éclairages plus précis.
et vous ?
quel est votre point de vue sur la question ?
vos réactions et contributions
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