le courrier de la quinzaine
PLAN DE CLASSE
Bonjour, Monsieur, Madame.
en tant que futur enseignant, j'aimerais avoir votre opinion sur
les differentes façons de placer les élèves
en salle de classe (en U, en rond (rang ?) d'oignon, en ligne,
en demi-cercle). Quels sont les avantages les inconvénients
de ces méthodes? y a-t-il des façons de mieux gérer
la disposition des pupitres en salle de classe?
Merci d'avance.
Bonjour
Vous avez raison l'aménagement de l'espace d'une classe
est important pour les élèves. L'aménagement
des locaux scolaires l'est plus globalement.
Trois aspects me semblent importants et ils sont liés
:
- la communication et la circulation de l'information
- la structuration et les repères
- la qualité de l'espace de travail
Le tout s'inscrit dans le système ergonomique de la
classe.
Nous avions commencé sur Prepaclasse (http://www.prepaclasse.net/espace.html) à
évoquer ces questions, mais il faudra y revenir.
Du point de vue de la communication et de la circulation de l'information
:
- il faut que les idées, les paroles, les regards et les
personnes puissent circuler dans la classe.
Il importe que les élèves puissent se voir, que
le maître puisse voir chacun, que chacun puisse voir les
référents (affichages, tableaux...).
Il est utile que le maître puisse accéder à
chaque élève non pas seulement frontalement mais
en passant derrière chaque table pour voir "comme
l'élève" et se placer à son niveau.
Dans la distribution des tables et des élèves on
tiendra compte de la taille des élèves, du voisinage
(émulation, entraide, apprendre à travailler et
communiquer avec un voisin qui n'est pas a priori son ami...).
On proposera ,trois à quatre fois dans l'année,
de changer les élèves de place non pas pour les
déstabiliser mais pour leur apprendre à changer
de point de vue et éviter la relégation ou de donner
trop de place à l'un d'entre eux.
Du point de vue de la structuration et des repères, une
classe bien rangée et bien organisée aide les élèves
du point de vue méthodologique.
Des affichages lisibles et renouvelés, des fichiers classés,
des référents accessibles, des cahiers et manuels
bien rangés..tout cela participe de l'apprentissage.
Selon l'espace dont on dispose, des lieux dévolus à
certaines activités dans la classe seront bienvenus : coin
langue, espace scientifique, espace informatique, espace bibliothèque
et documentation.
Dans certaines classes on peut également aménager
quelques tables regroupées pour le travail en groupes de
besoin.
Il va sans dire que l'on compose chaque fois avec une réalité
donnée qui tient aussi bien de la hauteur de plafond que
de la qualité des peintures... mais l'esthétique,
l'ordre, le soin, la qualité des affichages, une touche
de décoration équilibrée, l'apport de représentations
d'oeuvres d'art... tout cela est bienvenu dans une classe. Il
ne faut pas noyer les élèves dans un environnement
surabondant et disparate, mais un environnement riche et structuré,
un espace auquel ils participent du point de vue de l'entretien,
de l'enrichissement... tout cela est pertinent.
A noter dans les classes où l'on manque d'espace, les affiches
référentes fixées à des cintres de
couleurs accrochés ensuite sur un fil permettent de "faire
tourner" les panneaux des conjugaisons ou des synthèses
orthographiques...
Bien entendu, on pensera aussi le choix des couleurs des cahiers
par matière ou la qualité des étiquetages
repères dans la classe.
Penser également à éviter l'intrusion de
documents publicitaires ou commerciaux. On peut masquer les marques.
Enfin, le bureau de l'élève mérite d'être
bien rangé : pourquoi pas un sous-main avec planisphère
pour écrire de manière confortable, une case pas
trop surchargée, des boîtes étiquetées
et pratiques pour les rangements... L'idéal aussi ici est
que l'école puisse assumer les fournitures scolaires :
on évite ainsi les gadgets divers et chacun peut avoir
le même type de matériel.
La position de l'élève à son espace de travail
doit faire l'objet d'une réflexion et si besoin d'un apprentissage
: apprendre à bien s'installer pour travailler, écouter,
écrire...
Chacun doit choisir d'aménager l'espace en fonction de
ses besoins propres et des contraintes : nombre d'élèves,
âge et nombre d'élèves, type de mobilier...
On sera prudent à la fois vis à vis des dispositions
très frontales qui favorisent les activités "parasites"
des élèves et ne permettent pas à l'enseignant
de se déplacer parmi eux tout comme les groupes qui favorisent
une pédagogie "façon garçon de café"
où le maître est contraint de circuler pour répéter
les consignes.
Certaines classes permettent de ne pas avoir une structure
rigide : en "U" pour les échanges collectifs
ou le travail individuel, les tables dont la disposition est bien
pensée peuvent se regrouper d'un geste pour des travaux
en ateliers.
En tout cas, il est vraiment important de pouvoir disposer de
classes bien aménagées;
Ampitiés à nos amis du Canada puisque je crois vous nous écrivez de là bas.
Bien cordialement
vb
autres courriers
REGLES EN MATERNELLE
En maternelle, chez les grands, nous notons
sur un tableau (à cause de mon manque de mémoire)
, le manquement (n° de la règle ou juste une barre)
aux règles de la classe. Souvent je préviens avant.
Pour ceux qui n'ont pas eu de barre, ils ont un bonbon ... à
la fin de la semaine ou quand la classe est dissipée, par
jour.
La punition consiste à être assis 1 minute par barre,
soit à la récré de l'après-midi, soit
le matin en arrivant (en hiver) avant d'aller jouer (ils regardent
eux même l'horloge).
J'ai eu le problème d'une course entre les garçons
à qui aurait le plus de barres. Je l'ai su grâce
aux parents qui sont tenus au courant... D'où rectification
en récompensant d'un bonbon les plus sages. Des fois j'oublie
les bonbons ...
L'an dernier, je les ai assez vite oubliés. Cette année,
il faut régulièrement relancer avec la carote 'bonbon'
..
Le maximum est actuellement de 6 barres par jour pour les 3 enfants
très pénibles de la classe. Certains jours, on peut
arriver à 1 barre avec eux ... Si la maman vient aux nouvelles
le soir même ...et moi aussi je suis dans le tableau. S'il
m'arrive de me mettre en colère, j'ai une barre que je
'fais' comme eux, assise sur le banc. La loi est la même
pour tous.
Elle varie selon les lieux et les moments mais elle est organisée
autour des trois règles d'or (celles de la lutte) : je
ne fais pas mal, je ne me fais pas mal, je ne laisse pas faire
mal.
Ce qui permet d'éclairer toutes les règles par leur
but : bavarder au lieu d'écouter me fait mal puisque je
ne saurai pas ce que je dois faire, fait mal aux copains en génant
leur écoute ..
Quand un problème surgit, on regarde en quoi il contrevient
aux règles d'or et on trouve des organisations différentes,
des devoirs nouveaux ou des droits ...
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Bonjour,
Je vous remercie de votre message qui décrit votre organisation.
Je comprends votre souci de veiller au respect des règles,
mais je pense important de pointer avec vous quelques aspects.
Comme Prepaclasse le précise à la page http://www.prepaclasse.net/fichiers/punitions.html
le régime des sanctions et des
punitions est cadré règlementairement à l'école.
La circulaire du 6 juin 1991 définit nationalement le
cadre dans lequel peut s'exercer la gestion de la discipline à
l'école.
En ce qui concerne école maternelle. On notera deux idées
essentielles à retenir : d'abord parce que l'école
maternelle est le premier lieu de la socialisation de l'enfant
et que la nécessité d'y favoriser son épanouissement
prime sur le reste, l'interdiction de la mise en oeuvre de toute
sanction. Cela n'interdit pas d'isoler de manière très
courte un élève à la condition qu'il ne soit
jamais laissé sans surveillance.Cela est renforcé
par les programmes de 2002 qui nous rappellent que l'école
maternelle doit être l'école de la réussite.
C'est son objectif premier.
Nous nous devons d'éviter de singulariser un élève.
Il faut garder celà à l'esprit en permanence.
Puisque vous évoquez les règles, à nous,
comme fonctionnaires de mettre les textes en oeuvre.
Ensuite qu'observons-nous de votre dispositif ?
- il a pour vocation de repérer les "manquements"
c'est à dire qu'il se fonde sur une appréciation
en négatif... avec pour conséquence singulière
pour un élève qui souhaite attirer l'attention de
la maîtresse, la nécessité... de sortir de
la règle !
Vous le décrivez avec l'épisode des garçons
qui faisaient la course "aux barres".
Nous proposons au contraire de valoriser ceux qui respectent les
règles et de montrer que ce sont ces élèves
qui "attirent notre attention".
Deux autres remarques :
- vous avez mis en place une organisation dont la gestion quotidienne
risque d'être peu"économique" et dévoreuse
de temps . Je crains qu'elle ne focalise les élèves
sur le fait qu'être un "bon élève"
c'est d'abord être "sage". Il me semble plus utile
de passer du temps à parler ensemble du travail.
- vous proposez de récompenser les plus sages par la distribution
de "bonbons". Outre le fait que cela rappelle des techniques
de dressage, que penser de la distribution de produits sucrés
à l'heure où se met en place une lutte active contre
le dévloppement de l'obésité chez les jeunes
élèves ?
Peut-on voir dans la distribution de bonbons un geste éducatif
?
Il me semble que la véritable récompense vient de
la réussite dans le travail et dans l'identification des
progrès de chacun.
Je suis encore perplexe je l'avoue quand vous évoquez l'idée
de "mal". Dans certains milieux le terme peut avoir
une connotation qui me semble peu adéquate avec l'école
publique et laïque. Un enfant à l'école maternelle
n'agit pas pour "faire le mal", il n'y a pas une socité
scolaire avec ses "méchants" et "ses gentils"
mais des élèves qui apprennent à vivre ensemble
sous votre responsabilité : ils apprennent notamment l'acculturation
et le langage. Le langage est le vrai substitut aux conflits.
Il me semble plutôt que des dispositifs lourds à
gérer au quotidien, il soit plus pertinent de s'interroger
sur :
- les moments où le groupe semble avoir des difficultés
à respecter les règles
- les manifestations de ces dysfonctionnements
Il s'agit d'agir a priori sur les causes et non a posteriori par
la sanction.
C'est le travail qui doit être le centre de l'activité.
Il faut souvent réflechir à l'organisation de l'espace,
du temps et aux modalités de communication dans la classe.
Je vous invite à lire l'ouvrage de Marie Joseph Chalvin
"Prevenir conflits et violence" chez Nathan qui propose
de belles pistes évoquées dans la fiche consacrée
au bavardage en classe http://prepaclasse.net/fichiers/bavardage.html
Vous évoquez enfin le fait que "vous vous appliquez
les mêmes règles".
Pourtant, vous n'êtes pas dans la classe une enfant mais
bien l'adulte et même l'enseignant qui représente
l'institution.
D'ailleurs vous êtes ici celui qui juge et gère les
sanctions.
Il n' y a pas de société où le juge se mette
en prison lui même !
Vous êtes enseignante, fonctionnaire et citoyenne.
Vous évoquez "la colère".
Il faut ici aussi analyser ce que vous entendez par colère.
La colère établit un rapport personnel, un conflit
entre deux personnes. Entre un adulte et un enfant elle peut se
comprendre mais constitue-t-elle une attitude professionnelle
?
Il faut donc réfléchir à ce qui vous met
en colère, si vous adressez au fond de vous même
des reproches personnels à des enfants en particulier.
En effet, l'enfant de maternelle plus encore que le grand d'élémentaire,
ne dispose pas des outils pour gérer sa conduite avec le
recul d'un grand.
Il ne dispose pas non plus des outils pour se défendre
face à la colère de l'adulte.
Ses attitudes sont l'expression de ce qu'il vit par ailleurs,
de souffrances ou de besoins qu'il exprime à sa façon.
Besoins de s'exprimer, de bouger, d'explorer le monde : besoins
qui sont au coeur de la maternelle.
Si un enfant "ne respecte pas les règles", il
faut donc à la fois chercher les causes mais surtout construire
pour lui un cadre sécurisant et valorisant où il
pourra sortir des modèles éventuellement rencontrés
à l'extérieur.
Cela ne veut pas dire que l'on n'est pas exigeant. Il s'agit bien
à l'école de ne pas être sévère
mais justement exigeant.
Quand un enfant comment un acte répréhensible, il
faut toujours s'en étonner.
Il faut aussi croire sincèrement dans le progrès
et la réussite de chacun.
Je ne doute pas que mes propos peuvent vous sembler déstabilisants
et donner le sentiment que je critique "sans connaître".
Il est des situations d'école qui méritent souvent
une réflexion d'équipe et l'enseignante ne doit
pas rester seule face à une situation problématique.
Mais je vois des classes parfois réputées difficiles
réussir à changer le mode de communication grâce
à une bonne remise en question de l'enseignant et aux capacités
d'adaptation des élèves.
A nous de bien orienter notre énergie, de réfléchir
à l'impact de nos organisations sur les représentations
et l'estime de soi que les élèves peuvent se construire
d'eux-mêmes grâce à notre rôle fondamental.
A nous de réfléchir à nos représentations
des rapports entre élèves et maîtres, du rapport
au savoir.
A nous de penser une autorité qui ne cède pas à
l'autoritarisme ou au discours médiatique actuel.
Je reste à votre disposition pour toute précision.
Bon courage
Bien cordialement
vb
ET REPONSE DE NOTRE COLLEGUE
Ce que je vous ai raconté n'avait pas pour but d'être
un modèle, loin de là... Au contraire, j'ai bien
compris ce qui dysfonctionnait.
Par contre ce n'est pas faire le mal, mais faire mal tout court
(taper, mordre sont les plus flagrants des exemples) mais il y
a d'autres façons de faire mal, c'est aussi notre rôle
d'éduquer à l'expression des émotions et
des ressentis, de soi, mais aussi de l'autre, de façon
à ce que les enfants comprennent les conséquences
de leurs actes pour les autres.
J'ai noté effectivement quelques pistes d'analyse, mais
ce qui pêche dans ma classe, ce ne sont pas les moments
de travail, encore que j'aimerais bien en baisser le volume sonore...
mais les moments de flottement, quand on attend que tous aient
fini et que je suis indisponible car en train d'aider les enfants
plus en difficulté. Là je ne sais pas comment faire.
Mon système est peu économique, je le reconnais,
notamment en ce qu'il m'oblige à m'arrêter ...
Pour la colère, cela m'arrive comme à tous quand
on est fatigué de ne plus supporter le bruit et je crie
pour obtenir le silence. Heureusement de moins en moins.
Je ne suis pas juge, juste celui qui lit la règle affichée
(je la rappelle à chaque transgression que je note, pour
qu'on comprenne bien que je ne fais qu'appliquer ce qu'on a décidé
ensemble) et c'est pourquoi les règles s'appliquent aux
enfants comme aux adultes...
Quand aux sanctions, c'est eux qui ont proposé et j'ai
sérieusement édulcoré !
Mais je pense que les pistes que vous avez donné peuvent
m'aider à renverser la tendance... Je vais essayer et je
vous raconterai ..
GENTILLESSES
Vincent,
Bravo pour votre édito de la prépalettre 109.
C'est très bien vu, à mon humble avis...
La complexité des apprentissages, entre autres et par exemple
leur caractère spiralaire, est astucieusement suggéré.
Bien cordialement,
Laurent
MECHANT CONSEILLER PEDAGOGIQUE
Je suis en PE2.
Les CPC sont là pour nous aider dans notre formation en
théorie (ils viennent nous visiter pour le deuxième
et troisième stage, c'est
obligatoire dans notre IUFM). Leur role est de nous conseiller
pour améliorer ce qui ne va pas. Or ce n'ai pas ce qui
a été fait. Il a détruit tout ce que j'ai
mis en place sans me donner de conseil. Que faire? A-ton un recours
spécifique? Carine
Bonjour,
Il devient effectivement plus rare que le conseiller pédagogique,
collaborateur de l'inspecteur, visite les professeurs des écoles
stagiaires. Voir http://www.prepaclasse.net/fichiers/conseiller.html
Au demeurant, il ne doit pas être le seul visiteur à
venir évaluer votre travail et la commission qui statuera
sur la validation de votre stage le fera au vu de tous les rapports.
Il doit également probablement vous laisser trace écrite
de son regard sur votre classe.
Si comme vous le dites aucun conseil ne vous a été
donné, vous pouvez demander à revoir le conseiller
en dehors de la classe, en prenant un peu le contrepied d'une
attitude défensive et en le sollicitant : "je n'ai
pas trouvé de conseils dans votre rapport, pourriez-vous
m'en donner de concrets, pourriez-vous éventuellement me
montrer comment faire ? "
Dans certains cas, il peut être pertinent de demander la
visite d'un autre conseiller pédagogique.
Il arrive aussi que dans une forme désagréable on
s'entende dire des choses justes qui nous remettent gravement
en question. Bien entendu, un formateur doit essayer d'éviter
de choquer inutilement et n'est pas là pour vous déstabiliser.
Il n'est pas toujours facile de se positionner.
Dans tous les cas, une dramatisation excessive n'apporte guère
de solution. Il faut essayer de dire les choses simplement et
d'inviter le formateur si besoin à préciser son
point de vue et vous aider à formuler une régulation,
une action...
Bon courage ! vb
PROPOSITIONS CYCLE 2 EN MILIEU RURAL
Bonjour,
J'ai également une classe de cycle 2 en milieu rural. Voici
des exemples d'organisation :
- J'ai défini les grandes compétences à acquérir
et je les ai scindé en 3 niveaux de diificulté.
Caque élève appartient à un groupe de difficulté
et toute la classe travaille parfois la même compétence.
Ainsi, un élève de GS pourra travailler avec des
Cp ou des CE1 pour travailler sur la symétrie, à
un niveau de difficulté 2. Les élèves avancent
à leur rythme pour chaque compétence
- En début d'année, nous discutons beaucoup des
règles de vie et du besoin de calme pour les grands. Il
en découle l'élaloration d'une affiche relatant
droits et devoirs. Chaque infraction vaut un avertissement. Au
bout de trois, l'élève est sanctionné. Possibilité
de se racheter par des bonnes actions. Les élèves
se prennent vite au jeu, c'est très efficace!
- Chaque GS et CP de début d'année a un tuteur chez
les CE1 qu'il peut aller voir en cas de blocage.
- Les GS peuvent s'inscrire dans des ateliers lorsque le travail
est fini. Les ateliers changent chaque semaine.
- Mon coin regroupement est très important. Lorsque des
élèves ont fini leur travail, ils s'y retrouvent.
Beaucoup d'échanges se créent entre des enfants
d'âge divers (les grands adorent lire des histoires aux
petits notamment°
CONCERTATION
Bonsoir,
pourriez-vous me dire en quoi consistent exactement les thèmes
qui doivent être abordés lors des concertations pédagogiques,
car étant dans une école catholiqUe, notre directrice
prévoit toujours des temps pendant lesquels on parle catéchisme
et préparation de célébration et autres temps
forts: Noël, Pâques... alors que les membres de l'équipe
pensent qu'il faut plutôt parler des élèves
ou des sujets pédagogiques comme la lecture ou la production
d'écrit, les évaluations, etc...Merci de bien vouloir
m'éclairer.
Mme E*
Bonjour,
A l'école publique le temps de concertation est réparti
en 36 heures:
18 concernent les travaux des conseils de maîtres et conseils
de maîtres de cycle
12 concernent les animations pédagogiques
6 concernent les conseils d'école.
Le premier volet permet notamment de veiller au suivi des élèves,
à l'élaboration des programmations de cycle, des
livrets... L'évaluation des élèves, les activités
différenciées , les ppap et ppre sont bien au menu
de ces concertations.Le travail du conseil des maîtres se
construit en relation avec le projet d'école.
Cordialement VB
L'ASEM TIRE LES OREILLES DE VINCENT
Mon fils est en classe de maternelle ( section moyenne) et il
me dit que l'assistante maternelle qui aide la maîtresse
lui tire les oreilles quand "il ne va pas assez vite"
... Quand je lui ai dit que j'allais en parler avec elle , il
a été complètement affolé :"non,
non elle va me faire les gros yeux, et puis c'est pas souvent...tu
lui diras rien hein maman ?"
Quelle attitude adopter ?
Une maman en questionnement
Bonjour,
L'assistante des écoles maternelles est placée sous
la responsabilité du directeur de l'école pendant
son service mais dépend de la commune.
Par ailleurs, la maîtresse est responsable seule de la sécurité
de ses élèves comme du contenu pédagogique.
Si une telle situation existait, on pourrait s'étonner
que la maîtresse n'en sache rien.
Je me tournerais donc simplement vers la maîtresse en lui
demandant rendez-vous pour évoquer cette question avec
elle.
Il faut à la fois essayer d'évaluer avec elle la
situation mais montrer combien vous ne sauriez l'approuver et
accepter qu'elle se reproduise.
Si vous ne vous sentiez pas en confiance, vous pouvez vous ouvrir
de ce problème avec le directeur ou la directrice de l'école.
Il faut s'assurer de savoir si votre enfant souffre effectivement
d'une situation de ce type et peut-être n'est il pas le
seul. Si tel n'était pas le cas, il faudrait rechercher
pourquoi il ferait état d'une telle situation (peut-être
un problème relationnel avec cette personne...)
Il faut savoir que dès l'école maternelle et la
moyenne section, l'élève peut se sentir en difficulté,
mais l'objectif de l'école maternelle est qu'elle soit
"l'école de la réussite pour tous" et
que les élèves puissent la fréquenter et
y progresser en toute sérénité.
Bon courage ! VB
PAUL N'EST PAS NUL
bonjour,
Je viens de consulter votre site,désemparée
par le nombre de punitions (retenu 10 minutes à midi,expulsé
de classe pour une leçon
exceptionnellement pas sue,permis à points qui terrorise
notre enfant,"carton jaune"...) qui s'abat sur notre
fils de 8 ans,en ce2 (niveau
cm1,très en avance, doit sauter une classe très
calme, pacifique,...) .
je suis kiné,et
je n'aime pas les punitions faites pour rien, qui destabilisent
les enfants...,notre fils
,très sensible,est heureusement rassuré à
la maison,avec un univers rassurant(doué,il aime les maquettes,
lire tintin à ses frères et
soeurs...)
paul est tombé
malheureusement sur une institutrice très mal dans sa peau,
voire phobique
des parents très difficile de lui parler à 16h30(bien
pratique pour dire un mot),qui n'a plus la joie d'enseigner
bravo à votre bienveillance envers les élèves,votre
courage immense (que l'on sent à travres vos lignes),notre
enfant est dans une école
privée, quartier" sans problème",et on
tombe sur quelqu' un qui fait cauchemarder notre enfant.
je pense que des profs bienveillants comme vous,c'est
vital en zep,et je suis entout cas heureuse que des enfants qui
vivent dans des
conditions difficiles( que j'ai connues enfant en cité)
aient des profscomme vous:chevronné et bienveillant,mais
ferme .bravo
notre fils a de la chance,car alertés par son tempérament
sensible et précoce, nous sommes allés voir du coté
d'une association d'enfants précoces,et nous renseignons
,d'autre part allons avertir qui de droit et nous ne remettrons
pas notre enfant dans sa classe, avons demandé un passage
urgent en cm1(niveau qu'il avait déjà en septembre
avait reconnu l'institutrice(elle n'avait pas voulu répondre
à notre demande de cm1 cependant:pourquoi?il s'est habitué
à ses camarades:ceux-ci l'ont appelé rapidement
Paul-le-nul!) une mère
Merci de votre témoignage. Sur la gestion de la discipline,
nous voyons les incompréhensions que peuvent engendrer
des appareils disciplinaires trop lourds. Sur la précocité,
la reconnaissance des besoins particuliers est à présent
une obligation pour tous : la pédagogie par cycle devrait
aussi permettre à chacun de progresser en fonction de ses
capacités qui peuvent être divers. La promotion de
classe pour le précoce reste souvent une solution transitoire,
car il faut souvent adapter l'enseignement et les méthodes
et ce n'est pas qu'une simple affaire de contenus.
Cordialement
VB
des infos en bref
des annonces ou demandes
Bonjour
Cherchons des duplicateurs ( anciens modeles) pour des ecoles
basées en province de burkina faso peu ou pas d'electricite
mais nous ignorons la disponibilite et les marques Cordialement
Halim abdel nour
Bonjour,
Les duplicateurs à alcool ont disparu des écoles
françaises supplantés par le photocopieur et probablement
aussi pour des raisons de sécurité liées
à l'utilisation de l'alcool.
Difficile aussi de nos jours de trouver du carbone hectographique.
Je ne sais donc si votre demande peut trouver facilement une solution
même si certainement de nombreuses écoles ont conservé
de ce svieilles machines dans leurs caves.
Il en va de même des vieilles imprimeries de type Freinet
qui sont tombées en désuétude.
Quelques collègues auront peut-être de bonnes idées.
Merci de les transmettre à Prepaclasse qui fera suivre.
J'en profite pour saluer nos amis du Burkina et d'Afrique qui visitent notre site.
Nul doute que nos collègues aimeraient connaître aussi votre vécu et vos expériences.
Bien cordialement vb